Témoignage Roxane…
Alors que je me dirigeais vers ma place habituelle au café, Alice me dit en souriant « Quand on parle du loup, il sort du bois. On vient juste de parler de toi ».
« tiens, à quel sujet ? » lui demandai-je.
« On aimerait encore être vierge comme toi. » me répondit-elle,
« Avoir 17 ans et n’avoir jamais été touchée par un garçon… ».
MES AMIES ME TAQUINAIENT TOUT LE TEMPS PARCE QUE J’ETAIS VIERGE …
Mes amies me taquinaient tout le temps à ce sujet, elle m’appelaient la « la nonne » ou « sœur Roxane » mais cela me laissait indifférente. En fait, elles étaient seulement jalouses.
Je venais juste de déménager de chez mes parents pour habiter dans mon petit studio, et j’avais un boulot intéressant en temps qu’assistante cuisinière dans un restaurant. La vie était tout simplement géniale.
Ce vendredi soir, j’allai avec mes amies à une fête. Lorsque je rentrai dans la salle, je remarquai un garçon à côté de Dominique, le copain d’Alice. J’eus le souffle coupé. « Salut Roxane » cria Alice par dessus la musique « tu connais Olivier ? » je fis signe que non. Olivier sourit et me prit la main, alors que ses yeux verts pétillaient. Tout le reste de la soirée, il ne me lâcha pas d’un pouce. Il me raconta qu’il ne venait en ville que le week-end, mais que cependant, il aimerait beaucoup me revoir. Je fis signe de la tête pour lui dire que j’étais d’accord. Je ne pouvais croire que quelqu’un comme lui s’intéresse à moi.
LA SEMAINE ME PARUT UNE ETERNITE.
La semaine me parut durer une éternité, mais finalement le vendredi soir arriva, et j’étais prête quand la sonnette retentit. Olivier se tenait souriant devant la porte. « Viens » dit-il, « on sort, on va manger chinois ». Alors qu’il parlait de son ex, il me demanda pendant le repas : « et toi, qu’en est-il de ta vie sentimentale ? » je pris une profonde respiration, et je dis doucement « Honnêtement je suis vierge. »
Olivier se pencha par-dessus la table et me tins fermement la main. « C’est merveilleux » dit-il. « Je ne te forcerai jamais à quoi que ce soit. » Je le dévisageai étonnée. Je racontai plus tard à Alice combien Olivier était merveilleux. Elle me répondit : « je pense qu’il l’est vraiment, même mes parents l’aiment bien. »
Quelques semaines plus tard, un vendredi je savais que c’était le grand soir. Olivier et moi sortions ensemble depuis trois mois. Il m’emmena manger quelque part, puis nous allâmes au cinéma. Alice et son copain étaient déjà là. Je glissais à l’oreille d’Alice « c’est pour ce soir. » Elle semblait vraiment mal à l’aise et me dit : « Tu es sûre que c’est une bonne idée ? » Je fronçai les sourcils et me demandai pourquoi elle avait l’air si préoccupée… Elle devait être jalouse et je décidai de l’ignorer. A la maison, Olivier m’embrassa, et puis ce fut comme au cinéma…
Le lendemain matin, Olivier et moi étions assis à la table du petit déjeuner, je le forçai à me regarder dans les yeux. Je lui dis « Olivier, tu es vraiment l’homme de ma vie. » Il murmura « ah, c’est gentil ». Il n’avait jamais auparavant paru si timide. Lorsqu’il partit, je me mis à pleurer. Je ne le revis pas de toute la semaine.
Olivier ne m’appela pas le vendredi d’après, ni même le suivant. Je lui écrivis mais il ne me répondit pas. Mes parents me demandaient constamment quand j’amènerais à nouveau ce « charmant garçon » à la maison. Lorsqu’Alice vint me voir, je fondis en larmes : « Pourquoi ne m’a t-il pas appelé ? » Alice laissa retomber sa tête : « il faut que je te dise quelque chose, Roxane. Dominique et m’a raconté qu’Olivier et ses copains ont fait un pari : le premier qui couche avec une vierge gagne 75€. Olivier a gagné. » Je tombai sur le canapé et me pris la tête entre les mains. Je dis à Alice « S’il te plaît, pars. »
PENDANT 2 SEMAINES, JE NE PU REGARDER PERSONNE DANS LES YEUX
Pendant des semaines, je ne pu regarder personne dans les yeux. Mais un soir, mes amies m’invitèrent à nouveau à une soirée. J’étais en train de manger lorsqu’Olivier et ses copains sont entrés. Je pris ma boisson, me dirigeai vers lui et la lui envoyai en pleine figure, puis je partis.
Les mois qui suivirent, je fus de plus en plus dépressive, je savais que ma famille se faisait du souci à mon sujet, mais je ne pouvais raconter à personne ce qui m’était arrivé. Un soir, j’avais un tube de somnifère que j’avais pris dans la table de nuit de ma maman. Si mes voisins n’étaient pas passés pour me dire bonjour, je serai morte.
J’étais à l’hôpital lorsque maman vint me voir et finalement, je lui dis toute la vérité. Elle était choquée et furieuse, mais elle fit ce qu’il fallait, elle m’emmena voir le pasteur de notre église. Cela prit du temps jusqu’à ce que j’aie rassemblé à nouveau tous les morceaux du puzzle de ma vie…










